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Ô Canada (1ère partie)

2 juillet 2011

Canada - Parc national de BanffVoilà un superbe samedi matin que je débute vautré dans mon canapé accompagné d’un bon café, mon Mac sur les genoux, après une soirée très sympa avec nos copains…au cours de laquelle on a pu se soûler raisonnablement…et rire sans modération…

L’actualité est intense, les sujets à traiter ne manquent pas, mais pour la 1ère fois, j’écrirai sur le Canada. J’ai longtemps hésité à le faire, je n’y suis installé que depuis 6 ans et avant de ramener ma fraise, il fallait d’abord que j’en comprenne l’âme.

Aujourd’hui je ne vous expliquerai donc pas pourquoi je lâcherai la Grèce…J’aime beaucoup les producteurs de Féta, mais ce pays est dans un état de délabrement extrême et ne pourra se redresser que par un travail forcené et douloureux de son peuple, et certainement pas en restant sous perfusion européenne, elle même déjà en difficulté. Mais ne vous inquiétez pas j’y reviendrai…

Je ne réagirai pas non plus sur l’affaire DSK et ses rebondissements, je ne l’avais pas fait lors de son arrestation, je ne le ferai pas plus aujourd’hui…Je note juste que Jack Lang certains «représentants» du bien et de la morale, qui me font le même effet qu’une consommation exagérée de pruneaux, n’hésiteraient pas à acclamer pour la fonction suprême un obsédé sexuel…Certes, Mitterrand et Chirac aimaient les femmes et ont quelque peu oublié leur serment de fidélité, mais l’autre hurluberlu il accumule les conneries quand même.

Je ne parlerai pas non plus de l’entrée en lice de Martine Aubry dans les primaires du PS si ce n’est pour lui dire d’arrêter de nous bassiner avec son : «Sarkozy a divisé les français, moi je vais les réconcilier…», comme si les électeurs de droite pouvaient blairer la sorcière des 35 heures…Je ne reviendrai pas non plus sur la nomination de Christine Lagarde au FMI, si ce n’est pour relever que la France est le seul pays au monde à ne pas se féliciter d’une telle nomination d’un de ses citoyens…Et enfin, je ne répondrai pas à Yann Barthès et ses confrères sur le fait que François Baroin ne parle pas anglais…mais qu’est ce qu’on s’en fout !!! Depuis quand faut-il parler anglais pour pondre des budgets déficitaires ???

En fait j’ai failli parler des français de l’étranger et d’entrepreneuriat. La Consule générale de France à Québec recevait en début de semaine, pour un souper de travail, des entrepreneurs français installés à Québec. Cette activité organisée avec la Chambre de commerce française au Canada a permis d’écouter des histoires émouvantes d’hommes et de femmes qui ont tout quitté pour traverser l’Atlantique et démarrer une nouvelle vie au Canada en empruntant la voie chaotique de l’entrepreneuriat. Ayant participé à l’évènement, j’avais sous la main un sujet passionnant ! Et plein d’idées à partager…mais voilà, dans l’actualité française, il y a eu aussi la nomination d’un Secrétaire d’état pour les français de l’étranger, David Douillet…Sur les questions politiques, la France est souvent partagée en deux, mais sur le thème des français de l’étranger, dans les forums sur internet, il y a un consensus incompréhensible contre ces 2 millions de concitoyens traités de traitres, d’exilés fiscaux et autres noms d’oiseaux…Et bien évidemment, nos illustres journalistes se posent en remarquables porte-voix pour ces théories débordantes de mépris…ou le goût pour créer de la merde. Du coup, je renonce à ce billet, ça me fatigue rien que d’y penser, lever mon index pour taper sur mon clavier me fait transpirer. De Gaulle disait : «les français sont des veaux.» Il avait tort, les veaux sont gentils.

J’écrirai donc sur un thème qui respire davantage l’optimisme, l’enthousiasme et la joie de vivre : le Canada !

D’autant qu’hier, en ce beau 1er de juillet, nous célébrions notre fête nationale, tous vêtus de rouge et de blanc :).

Ma double culture m’amène naturellement, pour ce 1er billet sur ma patrie d’adoption (le Canada), à faire un parallèle avec ma mère patrie (la France). Ce qui ne cesse de me surprendre et que j’aborde maintenant c’est à quel point la France et le Canada peuvent à la fois se ressembler tout en étant si différents.

Ce thème est complexe et nécessiterait un livre pour être traité en profondeur et avec exhaustivité. S’agissant ici d’un blog vous comprendrez que je pose simplement des grands principes sans les détailler, sans prendre de détours et sans m’arrêter sur les exceptions. Je voudrais aussi insister sur le fait que je n’écris pas ce billet pour dire «ici c’est bien, là-bas c’est nul», si mon dessein était aussi médiocre, croyez-bien que je n’y consacrerais pas plus de temps qu’il n’en faudrait pour terminer mon café.

Tout comme la plupart des pays européens, le Canada fait partie de l’OCDE et mis à part sa taille gigantesque (20 fois la France) et le fait de se trouver à l’ouest de l’Atlantique, son modèle politique, économique, social et culturel même s’il demeure très proche des États-Unis, de par ses poids démographique et économique est aussi très proche des pays d’Europe occidentale. On peut donc aisément comparer…

Ce qui est ici très différent et lourd de conséquences, c’est l’état d’esprit : l’enthousiasme, l’optimisme et la joie de vivre l’emportent largement sur la morosité, le défaitisme et l’attitude qui consiste à chercher en permanence ce qui est mal, même dans ce qui est bien. Alors oui, ici on a bien un Amir Khadir, qui est aussi productif que la Cigale de La Fontaine, il est contre la F1 à Montréal, contre l’amphithéâtre à Québec, contre le Plan Nord, contre le nucléaire parce que ça pue, contre les éoliennes parce que c’est pas beau, et contre tout le reste. Mais pour le moment il est…seul…On va donc se battre pour maintenir son statut d’espèce en voie de disparition, et d’originalité folklorique.

Le Canada a des problèmes et ses absurdités, fait face à des difficultés, doit relever des défis importants, n’a pas plus d’atouts que la France, et pourtant…d’un côté de l’Atlantique on est heureux, de l’autre on est… «malheureux»…

Cette affirmation n’est pas un mythe, une enquête internationale réalisée par Gallup fin 2010 dans 53 pays auprès de 64000 personnes, met en évidence que les français seraient les champions du monde du pessimisme, moins optimistes encore que les afghans…C’est terriblement triste…Alors que les canadiens culminent au sommet du tableau. Ici, les gens sont heureux !

La question qui m’intéresse donc et que je traiterai dans ma 2ème partie : l’impact de l’état d’esprit si différent de ces deux peuples sur la destinée de leur pays.

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