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Peuple de France, ne t’indigne pas…bats toi !

10 juin 2011

Charles de Gaulle - Appel du 18 juin 1940Oh général, mon général,

La France est menacée et risque de ne pas s’en relever. Tout n’est pas perdu, mais il faut que tu lances au peuple de France un nouvel appel, comme tu l’as fait depuis Londres il y a 71 ans, envers et contre tous, animé par une conviction unique et noble, alors que notre nation était submergée par les ténèbres, alors que notre nation avait cessé de rêver, alors que notre nation voyait là son étendard jadis gonflé par la fierté au sommet de nos chaumières, être piétiné et souillé par l’envahisseur.

Oh général, mon général,

Tu avais un dessein pour la France, nous t’avons suivi pour vivre à tes côtés…et mourir pour la patrie…Aujourd’hui, nos politiques n’arrivent plus à montrer la voie, le peuple n’a plus de repères et déambule dans l’ombre de la démagogie, de l’égoïsme, de l’hypocrisie, des bassesses, des entailles aux intérêts supérieurs de la nation.

Les tentacules du monstre s’étendent au plus profond de nos racines, ces corporatismes que l’on retrouve à la tête des grandes entreprises, dans les partis politiques, dans la fonction publique, dans les médias, dans la culture, dans des associations de défense du droit à ramener sa poire pour des prunes, dans les syndicats, sont devenus plus dangereux que l’ennemi rencontré sur le champ de bataille.

Oh général, mon général,

Ces groupuscules qui ont pignon sur rue en veulent toujours plus, se plaignent toujours plus, se disent toujours plus victime de, on veut tout et son contraire, on veut redistribuer de la richesse mais on ne veut pas la créer, on veut des rues où il fait bon vivre mais on trouve des excuses à toutes les formes de délinquance de plus en plus polluante. On chiale comme des morveux et on en oublie l’essentiel : porter les pierres pour bâtir la cathédrale.

Oh général, mon général,

Les fondations de notre nation vacillent :

Notre identité d’abord, on ne peut plus en parler, ni même de nos racines, de notre être, de notre culture, de notre drapeau, de notre hymne. On se gargarise de cracher à la gueule de tous ces emblèmes. On jubile pour un modèle qui n’est pas sans rappeler ce qui conduisit à la décadence de la Rome antique. Pour ménager le cabri et le manioc, on fait table rase des deux millénaires qui nous ont façonnés, on méprise les Vercingétorix, Clovis, Charles Martel, Charlemagne, Jeanne d’Arc, Napoléon, les poilus, toi et les autres bâtisseurs de notre nation.

Notre souveraineté aussi, qui s’appuie sur des piliers fragilisés :

  • Alors que nous avions les deux genoux à terre, tu nous as lancés avec brio dans l’ère nucléaire avec un double objectif : garantir notre souveraineté nationale par la dissuasion nucléaire, et assurer notre indépendance énergétique. Aujourd’hui, un parti d’extrême gauche phagocyte la question environnementale sous prétexte de s’appeler les Verts et félicite une Allemagne qui vient d’annoncer la mise au rencart  de ses centrales nucléaires…Mais personne ne dit qu’elle devra acheter de l’électricité française pour compenser le symbole sacrifié sur l’autel de la démagogie.
  • Notre indépendance alimentaire : nos paysans qui nourrissent la France, crèvent ! Et personne ne s’inquiète du danger de ne plus pouvoir se nourrir autrement que par des importations massives. Les puissants, fruits de la mondialisation, écrasent les faibles, les paysans en sont un des reflets. Pourtant, Cuba qui vit un protectionnisme forcé par l’embargo américain, nous renvoie en pleine gueule les échecs d’une vie en autarcie. Il faut donc lutter contre tous ces excès, que ce soit le capitalisme financier, ou le socialisme. Il faut revenir à un système plus équilibré qui encourage la création de richesse sans en écarter l’Homme, ni la Terre.
  • Notre performance économique bien sûr : l’État plie sous le poids de la dette publique, les déficits s’accumulent année après année depuis 25 ans…Tout le monde s’en fout…On fait l’autruche, et on continue de vivre au dessus de nos moyens. Jusqu’au jour où la Chine nous rachètera cette dette au prix de nos fleurons…et de notre dignité…Tant pis pour les Grecs, mais j’espère que leur naufrage nous rendra une once de lucidité.
  • Et enfin, la maîtrise de nos frontières, mais il est maintenant interdit de parler de politique d’immigration sous peine d’être accusé de faire le lit de l’extrême droite et d’avoir vendu son âme au diable. Pour être quelqu’un de « bien », de « fréquentable », il faut prôner l’ouverture sans concession de nos frontières au sacro-saint nom de l’humanisme. Mais ce n’est pas de l’humanisme, c’est de l’irresponsabilité. Comme si «politique d’immigration» ne pouvait-être autre chose que de la xénophobie…

Fromages de FranceOh général, mon général,

Je t’en conjure, avant qu’il ne soit trop tard, lance un nouvel appel au peuple de France…

Une nation capable de produire près de 400 fromages différents ne peut pas renoncer…

Peuple de France, ne t’indigne-pas…bats-toi !

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