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Ma 2ème proposition pour la France (2/2)

7 mars 2011

Voilà ma 2ème proposition, et là, c’est comme une paire de couil…, elle est indissociable de la 1ère proposition, elles vont de paire sous peine d’être inefficaces.

Pour les plus jeunes, savez-vous qu’il n’y a pas si longtemps, la France a connu les 30 glorieuses, une période de 30 ans, juste après la seconde guerre mondiale, au cours de laquelle il y avait du travail pour tous…beaucoup de travail ! Une joie de vivre et une insouciance aussi. En plus de cette abondance de travail, c’était aussi le début du rock’n roll, pas de ceinture de sécurité dans les voitures, pas besoin de préservatifs pour ses ébats amoureux, le sida n’existait pas…on pouvait fumer, boire, manger…on ne connaissait pas le cancer des poumons, la cirrhose ni le cholestérol.

Je ne vis pas la crise qui perdure depuis 20 ou 30 ans comme une fatalité. À cette situation de sur-chômage, on peut renverser la vapeur pour revenir au plein emploi. La solution est simple, il faut encourager l’entrepreneuriat, la création d’entreprise et donner envie aux entrepreneurs de créer des emplois. J’ai déjà écrit sur l’entrepreneuriat, c’est donc sur la création d’emplois que portera ce billet.

Avant de détailler ma proposition, je vais vous raconter très rapidement l’histoire d’un jeune homme né dans les années 70, dont le grand-père paternel était ouvrier, le grand père-maternel, lui, était fonctionnaire de catégorie « c ». Tous 2, électeurs du parti socialiste, le 2ème comme militant engagé et syndicaliste, le 1er qui a tout simplement pleuré à la mort de François Mitterrand.  Ce jeune homme a reçu une bonne éducation : « bonjour, s’il vous plaît, merci et au revoir », a appris très tôt la valeur du travail, et a été dans une des meilleures écoles de la vie, avec l’Homme comme pilier central : le rugby. Après un bac « B » et un simple BTS, direction le marché du travail comme employé dans une société de négoce en matériaux de construction, très très loin des riches du CAC40 ou du football professionnel. Ce jeune a bien évidemment des défauts, râleur, parfois impulsif, mais passionné aussi, par les Hommes et par la vie, et devenu, à 25 ans, par les hasards de la vie : entrepreneur. Mais pas un « salopard » de patron comme notre postier national se plaît à le dire.

Sans le sou, il a fallu se battre pour y arriver, comme un forcené, mais quelle aventure exceptionnelle ! Sa PME a compté jusqu’à près de 300 salariés, mais avec l’exaltation…les désillusions aussi !!! Pour faire une histoire courte, ce jeune patron a appris, qu’en plus des dures lois de la concurrence, du client « roi », de la finance et des divers aléas du monde économique, lorsqu’on a plusieurs dizaines de salariés en France, mais qu’on n’est encore qu’une PME (sans gros moyens ni service juridique), il faut aussi nager à contre courant, un courant constant, violent et pervers qui érige des vagues insurmontables. Ces vagues, c’est le Code du travail et les jurisprudences du Droit du travail sur lesquels surfent syndicalistes de la CGT, Inspecteurs du Travail, et certains juges du Travail, des vagues qui vous rongent avant de vous emporter et de vous noyer…fin de l’histoire…l’entreprise n’a pas survécu.

Je vous épargnerai les détails qui ont conduit à ces désillusions, mais ce qu’il faut retenir de ce jeune entrepreneur, dont l’énergie, l’optimisme, le dynamisme et la capacité de travail débordent comme la crème du lait qu’on oublie sur le feu, est toujours passionné par la création et le développement d’entreprises, et continuera d’entreprendre. D’entreprendre, oui, mais dans des domaines qui nécessitent le moins possible d’employés, et pire encore…en maîtrisant sa croissance économique…Alors, pour s’attaquer au chômage, on est mal barré, vraiment mal barré. Et ce n’est pas les emplois jeunes, ces emplois subventionnés qui ne créent pas de richesse mais en détruisent et ne sont que poudre de perlimpinpin, qui changeront la donne.

Ce n’est pas que ce jeune entrepreneur français n’aime plus les Hommes, c’est simplement qu’il évolue dans un monde absurde, qui ne convient à personne, à commencer par les demandeurs d’emplois qui ne trouvent pas de job, les employés qui parfois, s’accrochent malgré des mauvaises conditions de travail, mais avec la peur de ne pas trouver mieux ailleurs, voire de ne rien retrouver d’autre. Les entrepreneurs aussi, qui bénéficient d’une position de force dans le rapport employeur – employé, mais qui s’interdisent de profiter des forces vives de la nation pour croître et se développer. Un monde à l’envers ! Avec, dans beaucoup de cas, des artisans ou des entrepreneurs qui travaillent non pas 35h, mais 70h par semaine, qui gagnent parfois tout juste le SMIC et qui en ont ras le bol d’être assimilés aux grandes fortunes du CAC40.

Ma proposition pour renverser la vapeur est donc simple : il faut dégraisser le Code du travail, revoir les jurisprudences du Droit du travail, autoriser et simplifier les procédures de licenciement et remplacer les Inspecteurs du travail par des comités d’arbitrage paritaires.

Un employeur ne recrute pas pour connaître le plaisir de licencier au bout de quelques semaines. Même si c’est un con. Et il en existe effectivement, comme pour tout et partout. Un employeur recrute parce qu’il a besoin d’hommes et de femmes qui vont l’aider à construire un projet. En revanche, il y a des contextes économiques ou relationnels qui font qu’un employeur peut décider de licencier, et il doit en avoir le droit, tout simplement. J’ai pu constater qu’au Québec, c’est comme ça. Le résultat est surprenant : les entrepreneurs recrutent sans se poser de questions, la croissance économique est au rendez-vous, le plein emploi aussi, ce qui place les employés en position de force pour négocier des conditions de travail avantageuses et être heureux en allant bosser. Alors tout n’y est pas parfait ni tout rose, mais un peu partout vous pouvez lire : « On embauche ». Mieux encore : « Conditions de rémunérations compétitives », autrement dit, les employeurs doivent rivaliser d’ingéniosité pour attirer la main d’oeuvre.

Le débat est lancé…

Nous embauchons

Entretien d'embauche

From → Économie, Politique

5 commentaires
  1. Yanick D permalink

    Tout d’abord, je te félicite pour ton engagement d’une part, à avoir créer se blogue et d’autre part, à l’animer d’une façon réussie. J’ai bien lu ta dernière proposition et vu de très loin sur mon p’ti caillou, je suis entièrement d’accord avec toi !

    MAIS s’il n’y a rien de dangereux à tenir ce discours, par contre, cela semble une tâche insurmontable en France car les acquis sociaux sont une chaîne de montagne aussi infranchissable que celle de l’Himalaya un jour de tempête de neige !

    Ca serait effectivement la solution et je t’assure que la plupart des responsables politiques français ont la même vision que toi SAUF qu’ils savent qu’elle est inapplicable à l’heure actuelle. Continue de proposer et qui sait, peut être que nous serons assez nombreux pour ré-évolutionner la France 😉

    Amitié

    • Bonjour Yanick, merci pour ton commentaire. C’est effectivement un sujet très sensible, mais il faudra bien un jour que les politiques abordent ces questions en « dépassionnant » le débat, avec un peu de hauteur, d’intelligence, avec la volonté de travailler pour le long terme et non pour la prochaine échéance électorale, et surtout, avec la volonté de trouver des consensus politiques sur les questions fondamentales de notre société. Internet est un formidable outil qui nous permet de peser sur le débat, peut-être finira t-il par infléchir le cours des choses…Bien à toi.

  2. Merci pour cet article.
    Jettez un oeil sur mon site.
    http://desdiamantssoustespieds.wordpress.com/

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  1. Le «Made in France» : on vous prend pour des dindons ! « Eric Taillefer

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